A l'Est, du nouveau !

Publié le par cercledeburrunz.over-blog.fr


La LGV Sud-Est empruntera la ligne ferroviaire actuelle : (Sud-Ouest, du 27 novembre 2009)

L'association d'Urrugne Orain'ta Gero planche depuis plusieurs semaines sur le sujet. Elle s'appuie sur l'exemple de la LGV Sud-Est pour mieux défendre les intérêts et l'équilibre du Pays basque. Car à l'Est, il y a du nouveau depuis le mois de juin. Le ministre de l'Environnement Jean-Louis Borloo et son collègue des Transports, Dominique Bussereau, ont cosigné un courrier aux élus du Sud-Est précisant notamment que le projet LGV Paca « devait s'inscrire dans le respect d'un territoire très contraint avec son relief et ses espaces naturels. Il empruntera les lignes ou emprises existantes ». Une pierre à l'édifice des opposants à la LGV au sud de Bayonne.

Cette décision fait suite à un combat de longue haleine mené par les élus du Sud-Est pour défendre leur territoire face aux cicatrices qu'entraînerait le passage d'une ligne nouvelle. Le périmètre d'études choisi par Réseau ferré de France a ainsi été revu et corrigé pour éviter une zone sensible sur le plan environnemental, le massif de la Sainte-Victoire, ainsi que les vignobles du pays d'Aix et les coteaux varois.

« Nous trouvons un grand nombre de similitudes entre la LGV Sud-Est et la polémique que le projet fait naître sur la Côte basque », notent, de concert, Daniel Irazoqui et Jean-Pierre Laborde.


Hier matin, les membres de l'association d'Urrugne ont déclaré qu'ils allaient transmettre leurs informations à Michel Hiriart, président de la Communauté de communes Sud Pays Basque, notamment le rapport réalisé par un médiateur sur la LGV Paca.

Toujours sous la pression des élus de Provence-Alpes-Côte d'Azur, à commencer par Hubert Falco, Jean-Claude Gaudin ou Maryse Joissains-Masini, maire d'Aix-en-Provence et de la communauté des Pays d'Aix, un médiateur a été nommé en février 2009 par l'État (ministères de l'Environnement et des Transports) pour « identifier les points d'accord et analyser les divergences des parties prenantes ». Un ingénieur des Ponts et Chaussées a ainsi rendu un rapport de 45 pages en juin, dont l'État a tenu compte pour modifier le tracé initialement étudié par RFF, et privilégier la voie actuelle. « Les deux projets ont comme objectif le développement du transfrontalier : continuité de l'arc méditerranéen pour la LGV Sud-Est, liaison avec l'Espagne pour la LGV Sud-Ouest, ainsi que l'amélioration du trafic TGV vers des régions excentrées, la côte d'Azur et la Côte basque », soulignent les membres d'Orain'ta Gero pour mieux illustrer la comparaison. Quant au fret, le médiateur démontre que RFF avait surestimé la demande. « On a besoin d'un contre-pouvoir par rapport à RFF », insistent Daniel Irazoqui et Jean-Pierre Laborde.


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