Les alternatives au projet

 

L’aménagement des voies existantes : une solution de bon sens

Augmenter et accélérer le trafic ferroviaire entre Bordeaux et la frontière, notamment pour décharger la route, est un objectif auquel le Cercle de Burrunz souscrit tout à fait. Mais, plutôt que de construire une deuxième ligne, l’association – tout comme la plupart des associations et des élus locaux et de nombreux experts – soutient une solution alternative de bon sens qui consiste à procéder aux aménagements nécessaires sur la ligne existante. Nous estimons qu’il est de la responsabilité des décideurs politiques de considérer des solutions alternatives réalistes et conformes à l’intérêt des parties prenantes.

Pour que la ligne actuelle puisse absorber l’augmentation de trafic, un certain nombre d’aménagements seraient nécessaires. Certains sont d’ores et déjà prévus, avant même le lancement du projet de LGV. Ils permettront d’augmenter les performances de la ligne et de porter prochainement sa capacité à 200 trains. Ainsi, le Contrat de Projet Etat - Région Aquitaine 2007-2013 souligne que « des aménagements visant à augmenter la capacité de la ligne ferroviaire existante entre Bordeaux et Hendaye sont indispensables d’ici 2013 […] Ils nécessiteront 155 millions d’euros financés principalement par l’Etat, la Région et RFF. »

D’autre part, la mise en place d’un nouveau matériel de signalisation ferroviaire n’est pas encore programmée mais devra, à terme, être réalisée. Notons donc que le coût de la construction ex nihilo d’une nouvelle ligne viendra s’ajouter à celui, déjà conséquent, de la rénovation inévitable de la ligne actuelle. Il faudra également, par la suite, assurer l’entretien et la maintenance des deux voies dont, rappelons-le, l’utilisation sera très similaire.

 

Améliorer la performance de la ligne tout en protégeant des nuisances

Le rapport du cabinet suisse Citec a identifié avec précision les éléments limitant actuellement la capacité de la ligne. Il faudra ainsi procéder au réaménagement de la gare de Bayonne pour qu’elle puisse accueillir les trains en terminus. La ligne existante devra être équipée d’un système de sécurité performant et l’homogénéité des temps de parcours des différents types de trains devra être maintenue. Un nœud Hendaye-Irun devra en outre être créé pour séparer les trafics voyageurs et fret en transit et la bifurcation de Mousserolles devra être réaménagée. Parmi les autres aménagements techniques étudiés : remplacement du pont sur l’Adour, renforcement du talus d’Urrugne, constitution de trains de fret plus longs et donc ayant une plus grande capacité…

Autant de possibilités permettant de gagner du temps et donc d’améliorer la performance de la ligne actuelle. Le CGEDD note lui-même que le programme de travaux déjà prévu « améliorera sensiblement les performances de la ligne en matière de capacité d’acheminement de trains lourds et de fiabilité ».

D’autre part, des travaux d’insonorisation seront évidemment indispensables pour protéger les riverains des conséquences de l’augmentation du trafic sur la ligne existante. Déjà, à l’heure actuelle, le tracé de la ligne justifierait une protection contre les nuisances sonores qui n’existe pas. La mise en place de protections phoniques devrait permettre d’augmenter le niveau d’acceptabilité de la ligne. Des mesures courantes telles que la construction d’écrans acoustiques, la couverture des voies en zone urbaine et éventuellement quelques déviations devront être mises en place. Le coût de toutes ces mesures devrait être chiffré avec précision mais il sera, à l’évidence, sans commune mesure avec la construction d’une nouvelle ligne.

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