Fausse vérité : le partenariat public-privé, une solution de financement
Les faux avantages de la concession
Martingale des défenseurs du tout ferroviaire, la concession (ou partenariat public-privé) est présentée comme la solution permettant d’alléger la facture pour le contribuable en faisant peser l’essentiel du coût sur le partenaire privé.
C’est tout simplement faux, comme le montre clairement l’exemple du financement de Tours-Bordeaux. Sur cette ligne, le consortium privé mené par Vinci détient 100% du capital pour seulement 10% de l’investissement total, soit 750 millions €. Le reste du financement est assuré par les subventions de l’Etat (1,5 milliards), des collectivités (1,5 millards) et de RFF (1 milliard), ainsi que par des emprunts divers (3 milliards € pour le consortium) dont 80% sont garantis… par l’Etat ! Quant au risque d’exploitation (péages et trafic), il est là aussi supporté par l’Etat tandis que le groupe Vinci percevra l’intégralité des péages pendant 44 ans d’exploitation. Drôle de partenariat où l’essentiel de l’investissement et du risque pèse sur le contribuable tandis que le privé bénéficie de 100% des profits et d’une rentabilité de 15% sur son investissement…
Il suffit de regarder de plus près les communiqués de RFF/Vinci et du Ministère de l'Ecologie pour se rendre compte de la
supercherie.