Une balafre supplémentaire sur le paysage basque
Un projet incompatible avec l’exception géographique et économique du Pays Basque
Le territoire étroit qui s’étend du sud de Bayonne jusqu’à la frontière espagnole, constituant le Pays Basque, présente la particularité quasi unique en France d’être pris en étau entre une chaîne de montagnes et l’océan. Son patrimoine naturel exceptionnel, mêlant mer et montagne, en fait un territoire fragile et très attractif pour le tourisme, secteur prépondérant qui représente plus de 20% du PIB de la région. De plus, la Côte Basque est déjà largement urbanisée et la densité de population y est largement supérieure à la moyenne régionale (95 habitants/km2 contre 76 en Aquitaine).
Or, la nouvelle ligne irait de Bayonne à Hendaye, « vitrifiant » sur son passage neuf hectares par kilomètre. Elle infligerait une nouvelle cicatrice au Pays basque où se superposent déjà une double voie de chemin de fer, une autoroute (bientôt élargie à 2x3 voies), une route nationale, un gazoduc, des lignes électriques à haute tension et deux ports de commerce. Quelle que soit l’hypothèse de tracé retenue pour la LGV, celle-ci constituera une saignée supplémentaire sur les derniers espaces préservés du territoire.