L'irresponsable politique des « coups partis » du gouvernement
Nous contestons avec vigueur la distinction établie par Mme Kosciusko-Morizet dans son interview au journal Sud Ouest entre les « coups partis », c’est-à-dire les projets ferroviaires qui ne seront pas remis en cause (parmi lesquels elle inclut les GPSO), et les autres projets qui feront quant à eux l’objet d’une évaluation économique puis d’une hiérarchisation.
A partir de quand un « coup » est-il considéré comme « parti » ?
Le fait qu’un « coup » soit « parti » justifie-t-il qu’on n’évalue pas son utilité économique ?
S’il s’agit d’un mauvais « coup », n’est-il pas de la responsabilité d’un gouvernement de l’arrêter ?
Ce mode de gestion n’est pas à la hauteur d’une politique d’équipement digne de ce nom, qui doit concilier une vision et des contraintes évolutives, notamment économiques et financières.
Concernant maintenant la portée des propos de la ministre, cette volte-face est bien le signe de l’embarras du gouvernement sur le dossier. Nous savons, suite à nos nombreux rendez-vous nous savons, suite à nos nombreux rendez-vous dans les différents cabinets ministériels, que le projet est loin de faire l’unanimité au sein du gouvernement, notamment pour des questions financières. Cette nouvelle volte-face, à quelques mois des élections, n’est qu’une péripétie supplémentaire qui permet au gouvernement de calmer le jeu en attendant les arbitrages de la prochaine équipe. Une chose est sûre : en rappelant lourdement aux collectivités locales les enjeux financiers, la ministre leur relance la balle. Ce qui, vu le contexte économique actuel, laisse le jeu largement ouvert.