Pour la Commission de Finances de l’Assemblée : « l’équilibre financier des nouvelles LGV reste un mystère. »
Le Débat sur la LGV ne pourrait plus se dérouler aujourd’hui comme il s’est déroulé l’an dernier ! La Cour des Comptes a sévèrement critiqué la manière « dont on développe de nouvelles LGV et les grands projets d’investissement dont le financement n’est pas assuré et dont la cohérence et la rentabilité restent incertaines. » Pour la Commission de Finances de l’Assemblée : « l’équilibre financier des nouvelles LGV reste un mystère. » (Sans parler du coût de la LGV Méditerranée qui reste inconnu sept ans après la fin des travaux !). Quant aux prévisions de trafic, elles font l’objet d’exagérations systématiques souligne le Conseil d’Analyse Economique. Il les évalue à « 40% en moyenne » quand le coût des travaux est lui « sous-estimé d’au moins 20% » en moyenne.
On ne peut plus ignorer ces données. A commencer par les élus !
Les élus doivent exiger qu’un expert indépendant vérifie les prévisions des promoteurs. Ils ne peuvent être à la fois juge et partie. Il faut qu’une Autorité neutre et indépendante soit chargée d’arbitrer les diverses options possibles. Car les prévisions des promoteurs sont exagérées, comme elles l’ont toujours été depuis des décennies. Pourquoi auraient-ils raison aujourd’hui quand ils se sont toujours trompés hier ?
Tout cela fournit aux élus un argument de poids pour discuter le principe et le montant de la facture qu’on leur présente, et des raisons de contester les procédés des promoteurs dont ils subissent les incidences financières. On peut utiliser ce milliard d’euros plus efficacement. Ou l’économiser !