Rien n'est joué
La décision de "geler" le projet de LGV à Bayonne, suscite beaucoup d'émoi. Le débat se poursuit et les partisans de cette ligne (Juppé, Rousset, Grenet, Lamassourre...) n'ont pas dit leur dernier mot. La vigilance est toujours de mise !
Extrait du site de Sud-Ouest du 4 juin (et ci-dessous) et du Journal du Pays Basque :
17h20: La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a jugé jeudi "erroné" de prétendre que la ligne à grande vitesse Paris-Bordeaux-Madrid soit en péril, comme l'ont avancé l'ancien Premier ministre Alain Juppé et le président du conseil régional d'Aquitaine Alain Rousset.
La ministre de l'Intérieur avait récemment écrit au préfet des Pyrénées-Atlantiques et au préfet de région pour demander l'arrêt des études pour un nouveau tracé ferroviaire entre Bayonne et l'Espagne. (Lire aussi : Le débat franchit la frontière ; MAM s'attire les foudres)
"Le TGV va passer, mais il va passer sur la ligne actuelle sans qu'il soit nécessaire de créer une nouvelle ligne", avait par ailleurs affirmé la ministre, également adjointe au maire de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), samedi au micro de France Bleu Pays Basque.
Alain Juppé, tout comme Alain Rousset, président (PS) du conseil régional d'Aquitaine, s'inquiètent de ce courrier, le maire de Bordeaux se déclarant "très surpris et très peiné", tandis que M. Rousset parle d'un "coup de poignard dans le dos". (lire ci-dessous)
"Il est totalement erroné de prétendre (...) que soit en péril la réalisation ou le calendrier de la liaison à grande vitesse Paris-Bordeaux-Madrid", a répliqué jeudi la ministre? dans un communiqué parvenu à l'AFP.
Selon elle, il ne s'agit que de "renoncer à des études prématurées" sur la création d'une nouvelle voie sur le tronçon Bayonne-Hendaye, celle en service ne devant pas être saturée "d'ici 15 à 20 ans minimum".
"En quoi (cette) décision peut-elle gêner la réalisation de Tours-Bordeaux prévue en 2016 ou de Bordeaux-Bayonne d'ici 2010 ?", s'interroge Michèle Alliot-Marie.