Les choses bougent !

Publié le par cercledeburrunz.over-blog.fr

Article de Sud-Ouest

En annonçant samedi à Biarritz, en marge d'un meeting de l'UMP organisé dans le cadre des élections européennes, que la concertation, les études et les travaux préparatoires devant conduire à la construction sur la Côte Basque d'une ligne à grande vitesse étaient suspendus, Michèle Alliot-Marie a jeté un pavé dans la mare, pris de court fonctionnaires et élus, et suscité de vives réactions, y compris chez ses amis politiques qui ont découvert l'information dans la presse (lire nos précédentes éditions).

Nombreux sont ceux qui s'étonnent de la méthode utilisée par la ministre de l'Intérieur. MAM semble en effet mener sur ce dossier un combat politique solitaire. Mais un combat efficace, puisqu'il a débouché sur un document signé en catimini la semaine dernière par Dominique Bussereau, secrétaire d'état aux Transports, MAM et le président de RFF. Interrogé sur le contenu de cet accord interministériel, Dominique Bussereau, précisait, hier, que la procédure de construction d'une ligne à grande vitesse n'est pas arrêtée, mais interrompue. « L'idée est de saturer tout d'abord la ligne actuelle entre Bayonne et la frontière, avant d'envisager la construction d'une nouvelle », rappelait le secrétaire d'État aux transports qui fait preuve dans cette affaire de la prudence « de l'ours des Pyrénées ».

« Mais cela n'exclut pas une ligne nouvelle. Et si finalement elle s'avérait nécessaire, elle ne pourrait être qu'enterrée. Le constat est en effet qu'il est difficile de faire passer une ligne nouvelle sur la Côte Basque, notamment en raison de questions environnementales. La priorité est d'abord de réaliser la ligne Tours Bordeaux, pour laquelle tout n'est pas réglé, mais nous allons y arriver. Et voir comment on peut augmenter le débit des trains sur la ligne existante entre Bayonne et la frontière espagnole. »

Cet accord entre MAM, Dominique Bussereau et le président de RFF, ne va-t-il pas à l'encontre d'accords internationaux avec l'Espagne qui apprécierait peu d'investir massivement dans la construction d'une ligne à grande vitesse pour voir finalement le TGV s'arrêter à la frontière ? « Le document que nous avons signé a été soumis à Matignon qui n'y a rien vu à redire. Les accords que nous avons signés avec l'Espagne seront respectés », assure Dominique Bussereau qui déplore la politisation de l'affaire et s'étonne qu'Alain Rousset ait organisé sur ce dossier une conférence de presse un lundi de Pentecôte.

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